On l'a fait! We did it!

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Nos bagages...soit près de 148 kg à deux!

Nous voilà bien arrivés à Montréal, depuis dimanche 27 juin. Notre avion était sensé partir de Paris à 16h, mais c'est avec 1h de retard que nous avons quitté le tarmac d'Orly Sud, pour arriver à 18h05 à Montréal (retour vers le futur, j'adore!).

Mais alors, concrètement, comment ça se passe lorsque l'on arrive à l'aéroport de Montréal, avec le visa de résident permanent? 

Tout d'abord, on se dirige, comme tous les passagers qui viennent en tant que touristes au Québec, aux douanes, où l'on doit présenter son passeport ainsi que le visa d'immigrant. On doit également présenter le papier que l'on nous donne dans l'avion et sur lequel nous avons coché "oui" pour les affaires que nous faisons parvenir par transporteur maritime pour début octobre. 
Ensuite, le douanier nous a indiqué le service d'immigration du Canada, situé juste derrière lui, où nous avons présenté notre passeport, le CRP (Confirmation de Résidence Permanente que l'ambassade du Canada nous avait remise lors de l'apposition du visa sur le passeport), ainsi qu'une copie de l'inventaire des biens que nous faisons entrer au Canada (cela comprend ce que nous avons emmené avec nous par avion + ce que nous faisons acheminer par bateau plus tard). 
L'agent nous a ensuite fait signer notre CRP et nous en a donné une copie (à garder absolument car ce sésame vous est demandé pour le NAS, la carte d'assuré social et avant d'avoir la carte de résident permanent (RP), cela prouve que vous êtes en règle avec la loi). Enfin, nous avons donné notre adresse pour les 3 prochains mois afin de recevoir la carte de RP d'ici 3 semaines.
Enfin, nous sommes allés au Bureau d'Immigration du Québec, juste à côté, où nous avons de nouveau présenté notre passeport + visa ainsi que le CSQ.
L'agent nous a remis un livret pratique très bien fait, "Apprendre le Québec", en nous indiquant bien que nous devions le plus tôt possible faire créer notre NAS (Numéro d'Assuré Social, qui pourrait être l'équivalent d'un numéro d'identité nationale unique) - que nous avons depuis hier -  et notre carte d'Assurance Maladie (la carte soleil) - nous ne l'avons pas encore car nous n'avons pas encore signé le bail mais notre dossier est ouvert - et nous avons également fixé un rendez-vous pour une réunion d'information pour les nouveaux résidents permanents.

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Petit aperçu de la RAMQ, la sécurité sociale à la québécoise...oui, il y a du monde, on dirait que c'est universel!

Après ces toutes premières démarches administratives, nous sommes maintenant en train d'étudier tout ce que les banques peuvent "offrir" (hum, un bien grand mot, surtout ici, au Québec!).
Nous avons déjà eu des rendez-vous avec la Banque de Montréal et Canada Trust, mais dis donc ce n'est pas évident de s'y retrouver. Je m'explique.

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 On potasse (enfin, surtout Biquet), on compare, on s'arrache les cheveux...bref, on n'est pas encore prêts à s'ouvrir un compte en banque ici!

Les banques québécoises proposent des comptes chèque, avec une carte de débit (l'équivalent des cartes à débit immédiat en France), que l'on peut avoir dès l'ouverture du compte.
Mais (forcément!), le nombre d'opérations (retrait, paiement,etc) est souvent limité en fonction de ce que vous payez mensuellement pour la tenue du compte. Bien sûr, plus vous payez cher, plus vous pouvez faire d'opérations!
De nombreuses banques proposent également de toujours laisser 2000 $ CAN par exemple sur le compte et, dans ce cas, le forfait mensuel est gratuit et les opérations parfois illimitées!

Par ailleurs, les québécois ont, en plus de leur carte de débit, une carte de crédit qui porte bien son nom. En gros, vous pouvez acheter une télévision le 12 juillet, mais vous ne la paierez que le 30 juillet par exemple (enfin, vous avez intérêt, sinon, des frais très élevés s'ajoutent au prix initial).
Avec cette pratique, on se crée un historique de crédit, qui permet aux banques de savoir si on est un bon payeur et le jour où on a besoin d'un prêt, ils ne se posent pas de questions pour vous prêter l'argent et puis, avec cette pratique, vous avez une réserve d'argent à votre disposition, même si vous n'avez pas encore les moyens de vous payer ce que vous achetez. Oui, bienvenue en Amérique du Nord, le royaume de la consommation à la "no limit"! 
Malheureusement (ou heureusement?), nous ne sommes pas encore éligibles pour avoir le droit à une carte de crédit car nous n'avons pas encore de travail et qu'il faut environ 1 an pour l'obtenir, de toute façon... 

Sur ce premier billet posté depuis Montréal, je retourne à notre studieuse comparaison des offres bancaires québécoises!